Les Nuits de la Citadelle fêtent leurs 70 ans !

Le festival célèbre 70 ans de passion artistique et d’émotions partagées.
À l’occasion de cet anniversaire exceptionnel, le Festival des Nuits de la Citadelle inaugure une série de célébrations inédites mêlant mémoire, innovation et immersion.

Une double exposition pour retracer l’histoire vivante du festival

  • « 70 ans de passion, l’histoire d’un Festival » investit le toit-terrasse de l’office de tourisme de Sisteron avec une scénographie retraçant l’histoire des Nuits de la Citadelle, de ses origines en 1954 jusqu’à aujourd’hui. Chronologie des soirées en photos, équipes et coulisses… L’exposition invite les visiteurs à découvrir les visages et les images secrète de ce rendez-vous culturel incontournable.
© Jean-Marc Delaye
  • « 70 ans d’émotions, le temps d’un festival », visible au cœur de la Citadelle, proposera une sélection de photographies grand format, illustrant les grands moments, les artistes emblématiques et l’atmosphère unique du festival. Un parcours sensible et artistique au sein même du monument.
© Michel Boutin – Le Naturographe

Une expérience inédite : “L’immersive des Nuits”

Au sein de la poudrière Vauban de la Citadelle, les visiteurs découvrent « L’immersive des Nuits », une salle entièrement dédiée à une expérience sensorielle et immersive. Jeux de lumière, ambiances sonores et projections plonge le visiteur dans l’univers vibrant des Nuits de la Citadelle.

Un livre pour célébrer 70 ans d’émotion !

À l’occasion des 70 ans des Nuits de la Citadelle, un ouvrage exceptionnel retrace l’aventure de ce festival emblématique. Richement illustré, ce livre vous plonge dans sept décennies de passion, de création et de rencontres artistiques.

De ses premières représentations théâtrales aux grandes soirées de danse, l’histoire des Nuits de la Citadelle est une épopée culturelle unique, faite de moments forts, d’artistes inoubliables et de souvenirs partagés. Ce livre met à l’honneur les talents sur scène, mais aussi les équipes en coulisses qui, année après année, ont fait vivre le festival avec engagement et enthousiasme.

Témoignages, anecdotes, archives inédites… Ce beau livre est une invitation à revivre l’intensité d’un festival qui compte parmi les plus anciens de France.

📖 Découvrez-le et (re)vivez la magie des Nuits de la Citadelle !

Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à la réalisation de cet ouvrage.

Le livre est proposé à la vente (16€) au bureau de l’association, à la boutique de la citadelle et durant les soirées du festival.

Textes : Maryline Féraud – Mise en page : le Naturographe – Editions : ATM

LES LIEUX

Le Théâtre de la Citadelle (XIIIe – XVIe – XIXe siècles)

Théâtre de la Citadelle – Répétition spectacle

Danse et théâtre trouvent à la Citadelle une rare grandeur.

Cette magnifique forteresse qui barre la vallée, couronne la cité de ses bastions, de son donjon, A.T.M en poursuit la restauration, la mise en valeur et l’animation. Donjon et chemin de ronde, construits sur l’étroite épine rocheuse, datent du XIIIe siècle, l’étagement d’enceintes bastillonnées du XVIe siècle. Du projet Vauban conçu en 1692, seule fut réalisée la poudrière. D’importants remaniements furent opérés sur la face nord au milieu du XIXe siècle, c’est à cette époque que fut creusé dans le rocher, le magnifique escalier souterrain reliant la forteresse à la ville.

En 1928, Marcel Provence, avec le soutien de quelques Sisteronais, crée le théâtre de verdure inscrit dans la face nord. On utilise avec adresse, l’étagement des plans. En fond de toile : le rempart imposant des Comtes de Provence. Le Festival est né. Il sera le premier de la région avec celui d’Orange.

En 1956, on rouvre le théâtre que la guerre avait fermé. La lumière renouvelle le jeu scénique, apporte sa magie. Depuis, on n’a jamais cessé de l’améliorer. Salle, accès, scènes, éclairages sont sans cesse « repensés » afin de perfectionner la qualité technique des spectacles et d’en diversifier la programmation. En 2020, un important projet d’équipement en structures scéniques est lancé et co-financé par l’Union Européenne. Des aménagements sont également apportés, chaque année, pour faciliter le travail des techniciens et donner plus de confort aux artistes comme aux spectateurs. Ces travaux sont toujours effectués, et malgré les difficultés rencontrées, dans le plus grand des respect du monument, de sa beauté et de son authenticité.

Visitez le site de la Citadelle de Sisteron : http://www.citadelledesisteron.fr/

Le Cloître Saint Dominique (XIIe siècle)

Cloître Saint Dominique – Spectacle CARMINA LATINA 22 juillet 2022

Le Cloître Saint-Dominique, XIIIe siècle, offre son cadre délicat à la musique de chambre. Combien d’heurs et de malheurs a connu ce lieu empreint de grâce et de beauté !

1248, Béatrix de Savoie, veuve de Raymond Béranger comte de Provence, appelle à Sisteron une communauté de Dominicains. Quatre ans plus tard, l’église et le couvent sont achevés. Ravagé par un incendie en 1427, Saint Dominique subit les déprédations des guerres de religion et est vendu comme bien national en 1792, pour n’être plus que ferme et grenier en 1960. Tout est sur le point de disparaître, dont l’élégant clocher érigé en diagonale de la nef, quand A.T.M lance une souscription publique et réalise les premiers travaux salvateurs. Pour célébrer cette sauvegarde, un concert y est donné le 21 juillet 1961. On découvre une acoustique parfaite et depuis lors, les plus grands virtuoses l’ont honoré de leur talent.

En 1965, Saint-Dominique est classé monument historique et d’importants travaux de restauration y sont entrepris.

La Cathédrale Notre Dame des Pommiers (XIIe – XIIIe siècles)

Cathédrale Notre Dame des Pommiers

Les voûtes de la Cathédrale Notre-Dame des Pommiers (XIIe-XIIIe siècles) résonnent de musique sacrée.

Commencé vers 1160, ce chef-d’œuvre d’art roman doit sans doute être attribué à un architecte lombard. En témoignent, la coupole et sa colonnade, comme la dichromie du chœur et du portail. La révolution l’avait fermée, désaffectée, transformée en magasin de fourrage. Fort heureusement, une grande partie de son mobilier, ses tableaux, le grand retable de Nicolas Mignard (1606-1668) qui orne son chœur ont pu, alors, être préservés.

Vers 1842, de longs travaux viennent à son secours. Les toits, le clocher sont repris, le portail et les gables de la façade restaurés. Depuis, d’autres travaux ont été conduits, des vitraux mis en place. Le tombeau de Mgr de Glandevès Cuges (XVIIe siècle) a été ramené dans son cadre de marbre du chœur, dont il fut éloigné vers 1900.